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Réseaux SIAE PACA

FORPRO PACA : une nouvelle plateforme de la formation professionnelle en région PACA

Visuel Réseaux Insertion présentant FORPRO PACA, une nouvelle plateforme dédiée à la formation professionnelle en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La plateforme FORPRO PACA, regroupe toute la formation professionnelle de l’éducation nationale, soit 4 GRETA-CFA, 2 GRETA, le GIP FCIP, le GIP FIPAN. En clair : une offre groupée de plus de 2400 formations professionnelles et de prestations d’accompagnement. Si vous cherchez une formation professionnelle, une VAE, ou un bilan de compétences dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la nouvelle plateforme FORPRO PACA peut vous aider. Regroupant l’offre de formation de 340 établissements et centres de formation, 6500 entreprises partenaires, dans 340 lieux différentes, vous pouvez chercher la formation dont les salariés en insertion, vos collègues ou vous-mêmes, avez besoin. La recherche se fait par mots clés, par filières (avec 26 filières principales suggérées dont administration, animation, artisanat, BTP, bureautique, sécurité, transports, numérique etc.), par département/ ville, en alternance ou non. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site : FORPRO Paca – Le Réseau de Formation Professionnelle en PACA (forpro-paca.com)

Le commerce et la réparation automobile, un secteur diversifié qui embauche.

Visuel Réseaux Insertion présentant le commerce et la réparation automobile comme un secteur diversifié qui embauche, avec des illustrations de professionnels et d’outils mécaniques.

D’après le baromètre de l’emploi[1]  réalisé par l’Observatoire de la branche des services de l’automobile, sur le 3e trimestre 2022, l’emploi a progressé de à 0,4% soit 1400 salariés de plus. [1] Baromètre de l’emploi – Janvier 2023.pdf (services-automobile.fr) Mais quels métiers regroupe la branche du « Commerce et de la réparation automobile » ? Ce secteur regroupe à la fois : -le commerce automobile – le commerce de véhicules industriels et d’utilitaires -la réparation automobile – la réparation de véhicules industriels et d’utilitaires – le commerce de détail d’équipements automobiles – le commerce et la réparation de motocycles. Au niveau national, ce secteur employait en 2022, 340 925 salariés au niveau national. Soit une augmentation de 26 760 postes depuis 2015. Cette progression peut s’expliquer par plusieurs facteurs, dont le vieillissement du parc automobile qui est favorable aux activités d’entretien et de réparation. A noter, qu’en 2021, le taux d’embauche était de 15,9 % sur l’ensemble de la branche au niveau national, avec une masse salariale estimée à près de 12,7 milliards d’euros. Le nombre d’entreprises a, en parallèle, fortement augmenté avec une progression de 56% entre 2012 et 2020 s’expliquant notamment par la création en 2009 du statut d’auto-entrepreneur[1]. Qui sont les salariés du secteur ? Les hommes occupent la majorité des emplois (77,3%) et les femmes représentent seulement 22,7% des employés. Plus d’un quart des salariés ont entre 30 et 40 ans. Et 93% des Equivalent Temps plein sont en CDI. Les départs à la retraite représentent plus de 7 % des départs. [1] Rapport des données sociales de la branche des services de l’automobile édition 2022[93]_0.pdf (services-automobile.fr) Le nombre d’entreprises par région – d’après Rapport des données sociales de la branche des services de l’automobile édition 2022 Le nombre d’entreprises par département – d’après Rapport des données sociales de la branche des services de l’automobile édition 2022 En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, on dénombre 37 019 salariés avec par départements : – Bouches du Rhône (13810 salariés) –  Alpes-maritimes (8254 salariés) – Var (7887 salariés) – Vaucluse (5006 salariés) -Hautes-Alpes (1054 salariés) -Alpes de Haute-Provence (1008 salariés). LA FORMATION  Les certifications de branche (CQP et titres à finalité professionnelle) représentent 6,7% des formés, soit 4 602 jeunes et 70% des apprentis sont en emploi 6 mois après la fin de la formation. Focus sur deux métiers en tension en région Provence-Alpes-Côte d’Azur du secteur du « Commerce et de la réparation automobile » Les chiffres de la formation d’après Rapport des données sociales de la branche des services de l’automobile Carrossiers automobiles[1] Le métier de « Carrossiers automobiles » fait partie des 15 métiers les plus en tension en région. De plus, il présente des tensions structurelles sur dix ans,  une forte intensité d’embauche et des difficultés de recrutement pressenties par les employeurs en 2022 sur leurs intentions d’embauche. On note notamment sur les 670 projets de recrutement en 2022, 88 % sont jugés a priori difficiles par les employeurs[2]. Une insertion dans l’emploi et plus favorable après un bac pro préparé en apprentissage et ce, seulement 6 mois après la formation. Mécaniciens et électroniciens de véhicules[3] Le métier de « Mécaniciens et électroniciens de véhicules » fait partie des 15 métiers les plus en tension en région Provence-Alpes-Côté d’Azur. Il présente également des tensions structurelles fortes, et ce depuis plus de 10ans. 83% des projets de recrutement sont jugés a priori difficiles par les employeurs, cette tension forte est à noter dans tous les départements de la région. 54% des salariés de ce métier ont un niveau CAP-BEP et 25% un niveau bac. A noter que la branche professionnelle des Services de l’automobile et de la mobilité a transformé certains certificats de qualification professionnelles (CQP) en titres à finalité professionnelle (TFP), permettant ainsi aux jeunes en formation initiale d’y accéder par le biais de l’apprentissage[4]. C’est notamment le cas pour le CQP mécanicien automobile devenu TFP en 2021. Différents CQP sont encore, accessibles aux salariés ou demandeurs d’emploi dans le cadre de la formation continue. Parmi les 72% d’entrants en formation dans des domaines spécifiques de la branche des services de l’automobile en région : 67% suivent une formation en maintenance de véhicules particuliers 13% en maintenance de véhicules 10% en maintenance de véhicules industriels 10% en maintenance de motocycles Ce secteur en forte tension depuis de nombreuses années, est un secteur qui évolue, avec des métiers de plus en plus tournés vers les nouvelles technologies (véhicules électriques, hybrides, avec de plus en plus d’électronique), nécessitant de nouvelles compétences accentuant les projets d’embauche et les besoins en nouvelles compétences aujourd’hui et dans les années à venir. [1] co_paca_tension_2021_donnees_complementaires_vf.xlsx (live.com) [2] co_met_carrossiers_vf.pdf (cariforef-provencealpescotedazur.fr) [3] co_paca_tension_2021_donnees_complementaires_vf.xlsx (live.com) [4] co_met_mecanicien_web.pdf (cariforef-provencealpescotedazur.fr)

Assistan.te maternel.le : un métier en forte tension structurelle en région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Visuel Réseaux Insertion présentant le métier d’assistant maternel ou d’assistante maternelle comme un métier en forte tension structurelle en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Une profession en tension structurelle en région Sud Le métier d’assistant maternel et de garde d’enfants traverse une période de forte tension structurelle depuis neuf ans au sein de la région Sud. En effet, cette situation se traduit par des difficultés de recrutement majeures qui affectent désormais l’ensemble des départements du territoire. Par ailleurs, les chiffres confirment l’ampleur du défi pour les années à venir. D’une part, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur doit faire face à un besoin massif de renouvellement des effectifs. D’autre part, le maintien de la capacité d’accueil actuelle dépendra directement de la réussite des nouvelles campagnes de recrutement et de formation. En résumé, la valorisation de ces compétences est devenue une priorité absolue pour garantir le service aux familles et soutenir l’emploi local. Panorama de l’emploi en région Provence-Alpes-Côte d’Azur Actuellement, 18 430 professionnels exercent le métier d’assistant(e) maternel(le) dans la région. Il est important de souligner que ce secteur se compose exclusivement d’emplois salariés. De plus, la stabilité est forte puisque 82 % des contrats sont des CDI. Ce métier reste quasi exclusivement féminin, avec un taux de 98 % de femmes dans la profession. Cependant, le secteur fait face à des besoins de main-d’œuvre très élevés. En 2023, France Travail identifiait déjà cette profession comme étant en forte tension. En effet, les prévisions faisaient état de 2 500 projets de recrutement, avec un taux de difficulté à l’embauche de 54,8 %. Des tensions structurelles par département Ces difficultés de recrutement touchent l’ensemble des départements de la région PACA. Par exemple, le département du Var enregistre des pics de tension allant jusqu’à 82,5 %. Selon le Carif Oref, cette situation n’est pas passagère mais structurelle. Elle s’inscrit dans une tendance de fond observée sur les neuf dernières années. Diversité des cadres d’exercice Le métier d’assistant(e) maternel(le) offre une grande souplesse professionnelle. Ainsi, il peut s’exercer : Auprès de particuliers employeurs à domicile. Dans des structures collectives (crèches familiales ou associatives). Au sein de Maisons d’Assistants Maternels (MAM). L’impact durable de la crise sanitaire La profession a été durement touchée par la crise du COVID-19. D’une part, les confinements ont provoqué une baisse significative des heures travaillées. D’autre part, les professionnels ont dû faire face à un manque d’information sur les protocoles sanitaires. Enfin, certaines familles ont présenté des défauts de paiement, fragilisant davantage la situation économique des agents du secteur. [1] Pole emploi BMO 2023 (pole-emploi.org) [2] co_met_assmatvf.pdf D’après la FEPEM, https://www.fepem.fr/wp-content/uploads/2023/11/Infographie-Emploi-a%C2%A6C-domicile_Fepem_PACA_2023.pdf Les défis du renouvellement des générations d’ici 2030 En parallèle aux difficultés actuelles, de nombreux départs à la retraite sont à prévoir d’ici à 2030. En effet, les estimations nationales indiquent que 44 % des assistant(e)s maternel(le)s quitteront leurs fonctions durant cette période. Par ailleurs, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur n’est pas épargnée, avec un taux de départ estimé à 38 %. Un besoin massif de nouveaux recrutements Pour faire face à cette situation, l’effort de recrutement devra être considérable. D’après le Carif Oref, il est nécessaire de réaliser 156 000 embauches au niveau national. Cet objectif est indispensable pour maintenir la capacité d’accueil actuelle des jeunes enfants. En résumé, le renouvellement des professionnels constitue un enjeu majeur pour l’équilibre des modes de garde dans les années à venir. [1] Les chiffres clés | Fédération des Particuliers Employeurs de France (fepem.fr) Le dynamisme du recrutement en région Sud Depuis 2017, le nombre d’offres et de projets de recrutement progresse de manière constante en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En effet, nous observons une augmentation de 10 % du volume des offres d’emploi sur cette période. De plus, les projets de recrutement ont bondi de 114 %, témoignant d’un besoin de main-d’œuvre massif dans le secteur. Les défis de l’accueil de la petite enfance La situation nationale souligne l’urgence de ces besoins. Selon la FEPEM, un enfant sur cinq en France reste gardé par ses parents, faute d’avoir trouvé une solution de garde formelle. En région PACA, la répartition des modes d’accueil se structure ainsi : Les crèches assurent la majorité des places avec 53 % de l’offre totale. Les assistant(e)s maternel(le)s représentent un pilier essentiel en offrant 40 % des places d’accueil. Les autres modes de garde, comme le domicile ou le préscolaire, complètent le secteur à hauteur de 7 %. En conclusion, le métier d’assistant(e) maternel(le) constitue une solution de proximité indispensable pour répondre à la pénurie de places actuelle. Le protocole « Petite enfance » : un levier pour l’emploi Le protocole « Insertion dans l’emploi / Petite enfance » est cosigné par les ministères des Affaires sociales et du Travail. Son objectif principal est de valoriser ces métiers auprès des personnes en recherche d’emploi ou en parcours d’insertion. En effet, cette initiative permet de répondre à la forte tension de recrutement ainsi qu’aux futurs départs à la retraite dans le secteur. Cette stratégie se traduit par un sourcing plus large de futurs professionnels. De plus, elle favorise la mise en place d’expérimentations innovantes, notamment au sein de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les exigences et la réalité du métier L’activité de la petite enfance demande des compétences comportementales, organisationnelles et techniques. Par conséquent, l’exercice de la profession est soumis à un agrément de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) valable 5 ans. Une formation obligatoire de 120h accompagne traditionnellement l’accès aux diplômes suivants : Le CAP Accompagnant éducatif petite enfance (AEPE). Le diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture. Toutefois, la réalité du terrain montre une grande diversité de profils. Actuellement, les statistiques révèlent que : 38 % des professionnels possèdent un niveau CAP-BEP. 26 % ont un niveau Bac. 17 % exercent sans diplôme spécifique. Seulement 15 % détiennent un diplôme spécialisé en « Travail social ». Stratégies de formation et expérimentations en PACA Pour élargir le vivier de candidats, les branches professionnelles prévoient une diversification des modalités de formation. Cela inclut le recours à la VAE, à la formation continue ou encore aux dispositifs POEC/POEI. Parallèlement, l’offre de formation se développe sur les territoires les moins bien dotés. En région PACA, ces préconisations prennent vie à travers plusieurs expérimentations concrètes : REVA : un dispositif pour simplifier la certification des compétences par la VAE. Lab Migration à Marseille et les mobilités intersectorielles dans le Var. Ateliers de détection de compétences pour identifier les futurs

FNE Formation – un dispositif pour la formation de vos salariés

Visuel d’information sur le FNE Formation annonçant la prolongation des demandes de subvention, avec des illustrations colorées liées à la formation professionnelle.

Le FNE Formation : un levier pour accompagner les mutations Le Fonds national de l’emploi (FNE Formation) est un dispositif stratégique de l’État. En effet, il repose sur un accord entre les branches professionnelles et les entreprises. Son objectif principal est de financer la formation des salariés en activité partielle ou dans des entreprises en difficulté. Par ailleurs, ce dispositif accompagne les structures confrontées à des mutations économiques ou en phase de reprise d’activité. Ainsi, il permet le développement des compétences essentielles pour s’adapter aux nouveaux enjeux du marché du travail. Pourquoi utiliser le FNE Formation aujourd’hui ? Le FNE joue un rôle crucial dans la sécurisation des parcours professionnels. D’une part, il favorise l’adaptation des salariés à de nouveaux emplois en cas de changements technologiques. D’autre part, il renforce la compétitivité des entreprises en période de transition. En résumé, ce fonds constitue un outil indispensable pour répondre aux besoins de recrutement dans les secteurs en tension. Les priorités stratégiques du dispositif Depuis 2023, le FNE Formation se concentre sur trois axes majeurs de transformation. En effet, le financement cible prioritairement les projets liés à : La transition écologique : pour adapter les entreprises aux enjeux durables. La transition alimentaire et agricole : afin de soutenir les nouvelles méthodes de production. La transition numérique : pour accompagner la digitalisation des métiers. Par ailleurs, une attention particulière est portée aux seniors. L’État donne la priorité aux formations qui favorisent leur maintien dans l’emploi et renforcent leur employabilité. Il est important de noter qu’aucune condition de diplôme ou de catégorie socio-professionnelle n’est requise pour en bénéficier. Modalités de prise en charge et financements Le niveau de soutien financier dépend de votre branche professionnelle et de la taille de votre structure. Ainsi, si vous relevez des Ateliers et chantiers d’insertion ou des Régies de quartier, le coût est pris en charge à 100 %. Pour les autres branches, les taux varient selon les critères suivants : 70 % de prise en charge : pour les structures de moins de 50 salariés (CA < 10 M€). 60 % de prise en charge : pour les entreprises de moins de 250 salariés (CA < 50 M€). Toutefois, soyez vigilants sur l’éligibilité des thématiques. Par exemple, les formations obligatoires à la sécurité ne sont pas couvertes par ce fonds. Elles relèvent de l’obligation directe de l’employeur selon le Code du travail. Comment bénéficier de l’enveloppe FNE ? En 2023, le budget global s’élevait à 265 millions d’euros, répartis entre les 11 OPCO. Cependant, les fonds sont limités et les dates butoirs de dépôt de dossier approchent. Par conséquent, ne tardez pas à agir. Nous vous conseillons de vous rapprocher rapidement de votre OPCO de référence pour monter votre dossier. Les formations peuvent se dérouler en présentiel, en distanciel ou même directement en situation de travail, à condition que l’organisme soit certifié Qualiopi. Uniformation: 29 février Transition numérique : adaptez les compétences de vos salariés | Uniformation OPCO ep : FNE Formation 2023, une opportunité pour former vos salariés et faire face aux grandes transitions | Opco EP AKTO: 4 mars Tout savoir sur le FNE-Formation 2023 : l’aide financière pour former les salariés de votre entreprise – Akto OPCO santé : Le FNE Formation 2023 | OPCO Santé (opco-sante.fr) Constructys :  CADRAGE FNE 2023 POUR LES ORGANISMES DE FORMATION – Constructys   Pour en savoir + : FNE-Formation | economie.gouv.fr FNE-Formation – Ministère du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion (travail-emploi.gouv.fr)

Le secteur Sécurité-Défense un secteur qui recrute en Provence Alpes Côte d’Azur

Visuel Réseaux Insertion présentant le secteur sécurité-défense comme un secteur qui recrute, avec une illustration de bouclier numérique symbolisant la protection et la cybersécurité.

Le dynamisme du secteur de la sécurité et de la défense Le secteur de la sécurité et de la défense a connu un essor important ces dernières années. En effet, un grand nombre de sociétés privées se sont développées sur l’ensemble du territoire. À titre d’exemple, cette filière représentait 182 000 emplois en France en 2022. Par ailleurs, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur joue un rôle majeur dans cette dynamique. Elle compte plus de 18 000 emplois directs dans ce domaine. De plus, le chiffre d’affaires annuel du secteur atteint désormais 9,56 milliards d’euros pour les entreprises d’au moins un salarié. Actuellement, nous observons les plus fortes concentrations de la profession dans deux zones géographiques précises : L’Île-de-France, qui regroupe 40 % des établissements. La région PACA, qui accueille 12,5 % des structures nationales. [1] RAPPORT DE BRANCHE PRÉVENTION ET SÉCURITÉ 2023 : Les principaux chiffres – DPSA Sécurité | L’offre globale en sécurité à Paris et en région parisienne (dpsa-securite.fr) Les métiers de la sécurité et de la défense : un secteur en pleine mutation Les métiers de la sécurité couvrent des domaines variés comme la prévention, la surveillance ou l’armée. Au-delà des campagnes militaires, de nombreuses professions affichent une croissance rapide. En effet, la demande de recrutement reste très forte pour répondre aux nouveaux enjeux de protection. Le métier d’agent de sécurité privée se développe particulièrement dans les transports et les centres commerciaux. Par ailleurs, le secteur de la haute technologie est en plein essor. Il regroupe des opérateurs de vidéosurveillance ainsi que des experts en cybersécurité pour protéger les données des entreprises. La situation de l’emploi en région PACA Les entreprises de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur font face à des difficultés de recrutement majeures. En 2022, le secteur comptait 18 040 salariés répartis dans 700 établissements. Cependant, 73 % des projets d’embauche sont jugés difficiles par les employeurs. Plusieurs raisons expliquent ces tensions à l’échelle nationale : La difficulté d’obtenir la carte professionnelle auprès du CNAPS. Le manque de candidats ou la non-présentation aux entretiens. Le refus des contrats en CDI par certains profils. L’écosystème et les conditions de travail Le secteur se compose majoritairement de petites structures de moins de 20 salariés. En moyenne, l’âge des agents est de 43 ans avec un taux de féminisation de 14 %. Toutefois, les conditions de travail évoluent pour attirer de nouveaux talents. La part des heures de nuit diminue et près de 43 % des entreprises rémunèrent désormais les astreintes. Quelles formations pour intégrer la sécurité ? Pour répondre aux besoins, France Travail a formé plus de 3 000 demandeurs d’emploi en région PACA en 2022. De plus, des dispositifs comme la POEC permettent de former des stagiaires directement pour les entreprises. Métiers Diplômes et Certifications Sécurité privée Titre professionnel ou CAP Agent de sécurité Management BTS Management opérationnel de la sécurité Animateur sécurité BUT Hygiène Sécurité Environnement Cybersécurité BAC PRO ou BTS CIEL Il est important de noter que les aptitudes physiques et le profil psychologique sont aussi déterminants que les diplômes lors du recrutement. Événements de recrutement à venir en PACA Si vous souhaitez découvrir ces métiers, plusieurs sessions de « Détection de potentiel » sont organisées : Nice (06) : le 20 février matin. Marseille et Martigues (13) : le 5 février. Fréjus (83) : le 5 février également. Avignon (84) : recrutements le 7 février. Et si vous deveniez agent de sécurité ? Formation à la clé ! (pole-emploi.fr) [1] Aucun titre de diapositive (dpsa-securite.fr) [2] Les formations pour exercer dans la sécurité – Onisep [3] infographie_securite (pole-emploi.fr) [4] Formation défense, sécurité – Provence-Alpes-Côte d’Azur | Pôle emploi (pole-emploi.fr) [5] CAP agent de sécurité – Onisep [6] Bac pro Métiers de la sécurité – Onisep

Les métiers du tourisme en région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Visuel Réseaux Insertion présentant les métiers du tourisme en Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec un paysage de montagne et de lac, et l’annonce de portes ouvertes des établissements du 18 au 31 mars 2024.

Une région à fort potentiel touristique La région Provence-Alpes-Côte d’Azur, PACA, avec sa grande diversité géographique (entre littoral, montagne, paysages et patrimoines remarquables) et la présence de grandes métropoles, est la deuxième région d’emplois salariés avec 8,9% en 2019 soit 124 000 personnes en emplois dans le secteur[1]. En 2022, la région accueille un très grand nombre de touristes avec 54,6 millions de nuitées en hôtels, campings et autres hébergements collectifs touristiques. [1] En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’accueil des touristes génère 124 000 emplois salariés – Insee Analyses Provence-Alpes-Côte d’Azur – 117 L’emploi touristique, souvent saisonnier, est maximal en juillet et en août, à l’exception des Hautes-Alpes, qui connaissent leur principal pic d’emplois touristiques en hiver. Le secteur touristique regroupe à la fois l’hébergement et la restauration, mais également les emplois liés aux stations de sports d’hiver (remontées mécaniques) à Briançon, ceux liés au thermalisme à Manosque ou ceux liés à la culture dans le bassin d’Avignon, sans oublier les emplois en amont et les emplois de transport pour préparer le déplacement ou l’activité touristique (transport hors routier, e-tourisme, etc.)[1]. [1] L’essentiel sur… le tourisme | Insee A la découverte des métiers du tourisme en région PACA : L’UNAT, Union nationale des Associations de tourisme et de plein air en Provence-Alpes-Côte d’Azur, regroupant 55 acteurs engagés en faveur d’un tourisme respectueux des hommes et des territoires représentent 194 hébergements en région PACA, organise une opération « Journées Portes Ouvertes Régionales » du 18 au 31 mars 2024. Cette semaine « Métiers du tourisme » est l’occasion de découvrir le secteur du tourisme, les métiers et les possibilités d’emploi. Rendez-vous sur le site Le Tourisme vous ouvre ses portes ! – UNAT PACA (unat-paca.asso.fr) pour connaître tous les établissements et les événements organisés. Quelles études pour quels métiers ? La diversité des métiers du tourisme est aussi variée que les études pour y accéder : de l’accueil hôtelier à l’organisation de voyages en passant par l’animation. Voici une liste non exhaustive des formations pour accéder au secteur du tourisme. Bac Professionnel : services aux personnes et animation dans les territoires, tourisme, métiers d’ l’hôtellerie-restauration BTS Tourisme (gestion de la relation client, de l’informatique touristique…) BUT Techniques de commercialisation avec parcours stratégie de marque et événementiel Bac + 2 : employés dans une agence, un parc de loisirs, un office de tourisme, un voyagiste. Bac + 3 : dans le secteur public pour devenir animateur du patrimoine ou conférencier. Différentes Licences pro (guide conférence, métiers du tourisme, organisation et gestion des établissements hôteliers et de restauration, tourisme et loisirs sportifs etc.). Différentes écoles recrutent du niveau BAC à BAC + 4 pour des cursus allant de quelques mois à 4 ans, pour obtenir certificats ou titres dont les formations sont enregistrées au RNCP (Ecole internationale de Tunon[1], l’ESCAET[2],  l’EFHT[3], Grand Sud Formation tourisme[4]. Ces cursus débouchent sur des métiers d’agent de voyages, de responsable réception ou de chargé de projets en événementiel. Le + du CV ? Maîtriser une langue étrangère.   Ressources supplémentaires Portail des offices de tourisme de France : Bienvenue – ADN Tourisme (adn-tourisme.fr) Découvrir les métiers du tourisme : Emploi tourisme : offres d’emploi, fiches métier & actualité du tourisme (monemploitourisme.fr) Le site internet des entreprises du voyage : travel [1] École internationale Tunon campus de Paris, Paris (75), avis authentifiés – L’Etudiant (letudiant.fr) [2] ESCAET, Aix-en-Provence (13), avis authentifiés – L’Etudiant (letudiant.fr) [3] EFHT, école supérieure de Tourisme et d’Hôtellerie à Paris, Paris (75), avis authentifiés – L’Etudiant (letudiant.fr) [4] Grand Sud Formation, Ecole Supérieure de Tourisme à Toulouse, Toulouse (31), avis authentifiés – L’Etudiant (letudiant.fr)

Métiers en tension dans le secteur de la métallurgie

Visuel Réseaux Insertion présentant les métiers en tension dans le secteur de la métallurgie, avec une photographie d’un professionnel réalisant une opération de soudure.

Les nouveaux défis de l’industrie du futur Depuis quelques années, le secteur industriel fait face à des mutations majeures. En effet, l’ère de la décarbonation impose de nouveaux standards. Parallèlement, de grands programmes sectoriels dynamisent le naval, l’énergie et l’aéronautique. De plus, l’apparition de « l’industrie du futur » fait émerger des enjeux et des métiers inédits. Comprendre les tensions de recrutement dans la métallurgie Dans ce contexte mouvant, la branche professionnelle de la métallurgie a décidé d’agir. C’est pourquoi elle analyse activement les causes profondes des difficultés d’embauche. Actuellement, les tensions se concentrent principalement sur trois métiers emblématiques. Parmi eux, nous retrouvons : Le soudeur : un profil indispensable à la fabrication. Le chaudronnier : un expert de la transformation des métaux. Le technicien de maintenance : le garant de la pérennité des équipements. En conclusion, la branche cherche à expliquer ces phénomènes pour mieux anticiper les besoins de demain. Les fortes tensions de recrutement dans la métallurgie Une étude de l’Observatoire de la Métallurgie révèle un constat alarmant. En effet, la formation des nouveaux professionnels ne couvre actuellement que 50 % des besoins en recrutement. Par ailleurs, les prévisions anticipent le départ à la retraite de 25 % des salariés d’ici dix ans. Par conséquent, les métiers de chaudronnier, de soudeur et de technicien de maintenance subissent de fortes tensions. Ces difficultés de recrutement devraient d’ailleurs s’accentuer dans les années à venir. La féminisation : un levier majeur pour la branche Le secteur affiche aujourd’hui un très faible taux de féminisation, proche de 3 %. C’est pourquoi la branche mène des actions de promotion actives. L’objectif est de faire connaître ces métiers au plus grand nombre et de diversifier les profils. Pour y parvenir, les entreprises utilisent notamment les PMSMP (Période de mise en situation en milieu professionnel). Ce dispositif permet de découvrir concrètement le métier sur le terrain. Toutefois, les régions utilisent ces périodes d’immersion de manière très inégale. [1] obsm_synthese-metiers-tension-pap-040423-v7.pdf (observatoire-metallurgie.fr) D’après observatoire-metallurgie.fr/sites/default/files/2023-04/2023-03-28_rapport_complet_vf_1.pdf, p.70 D’après observatoire-metallurgie.fr/sites/default/files/2023-04/2023-03-28_rapport_complet_vf_1.pdf, p.69 En région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, on dénombre quatre fois moins de bénéficiaires de PMSMP que les Hauts-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes avec un peu plus de 200 bénéficiaires entre 2018 et 2022 pour les trois métiers confondus contre plus de 1100 pour la Normandie aux mêmes périodes. Les voies d’accès aux métiers industriels Il existe une grande variété de certifications pour accéder à ces métiers. Vous pouvez ainsi opter pour des titres professionnels, des diplômes ou des CQP. De plus, ces parcours permettent d’intégrer des secteurs d’activité très variés. Cette orientation représente une opportunité réelle pour une transition professionnelle. En effet, on observe une part importante d’anciens demandeurs d’emploi parmi les nouveaux diplômés. À titre d’exemple, près de 75 % des nouveaux soudeurs et 25 % des nouveaux chaudronniers sont issus de ce public. Par conséquent, la formation des demandeurs d’emploi constitue la voie d’accès principale pour ces trois métiers. Elle représente, dans l’ensemble, 37 % des nouveaux professionnels du secteur. Fiche Métier : Le Soudeur (H/F) Le soudeur assemble des ensembles et sous-ensembles métalliques. Pour ce faire, il fusionne les pièces à l’aide de différents procédés de soudure. Domaines d’intervention et missions Grâce à sa technicité, il intervient dans de nombreux domaines d’activités. Parmi eux, nous retrouvons : La métallurgie et la maintenance mécanique. Le bâtiment (armatures de béton armé, zinguerie). La plomberie et la serrurerie fine. Le soudeur doit faire preuve d’une grande habileté manuelle. Toutefois, son environnement de travail évolue et devient de plus en plus robotisé. Le marché de l’emploi en PACA Le flux de recrutement progresse fortement à l’échelle nationale. Cependant, cette tendance est encore plus marquée en région PACA. En effet, les recrutements y ont augmenté d’environ 6 % sur les trois dernières années. Comment devenir soudeur ? Plusieurs formations sont accessibles pour apprendre ce métier. Celles-ci vont du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) au Certificat de Spécialisation (MC). En savoir plus : Consultez les offres d’emploi sur lindustrie-recrute.fr [1] D’après observatoire-metallurgie.fr/sites/default/files/2023-04/2023-03-28_rapport_complet_vf_1.pdf D’après observatoire-metallurgie.fr/sites/default/files/2023-04/2023-03-28_rapport_complet_vf_1.pdf Fiche Métier : Le Technicien de maintenance (H/F) L’appellation de « technicien de maintenance » regroupe en réalité plusieurs emplois spécifiques. En effet, selon le niveau de responsabilité, on distingue : L’agent et le technicien de maintenance. Le technicien en installation et maintenance électronique. Le responsable ou l’ingénieur de maintenance. Des secteurs d’application variés Les besoins concernent de nombreux domaines techniques. Parmi eux, nous retrouvons la robotique, l’électrotechnique ou encore l’hydraulique. Ce professionnel intervient également sur les systèmes sous vide, les aérostructures et les automatismes industriels. Missions principales Sa mission première consiste à éviter les pannes. Pour ce faire, il assure un suivi régulier des machines et des équipements. Il veille ainsi en permanence au bon fonctionnement du système de production. Un marché de l’emploi très dynamique Les recrutements progressent fortement pour ce métier à l’échelle nationale. En moyenne, on observe une hausse de 9,8 % sur trois ans. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur suit cette tendance avec une augmentation de 8,4 %. Quelles formations choisir ? Différents parcours permettent d’accéder à cette profession, du niveau 4 au niveau 6. Ainsi, vous pouvez préparer un Titre professionnel ou un Bachelor selon votre spécialité. Le choix de la formation dépendra principalement du domaine d’activité visé. En savoir plus : Consultez la fiche de poste et les offres d’emploi D’après observatoire-metallurgie.fr/sites/default/files/2023-04/2023-03-28_rapport_complet_vf_1.pdf D’après observatoire-metallurgie.fr/sites/default/files/2023-04/2023-03-28_rapport_complet_vf_1.pdf Fiche Métier : Le Chaudronnier (H/F) Le chaudronnier façonne des pièces métalliques pour leur donner une forme précise. Pour ce faire, il travaille des matériaux variés comme l’acier, le cuivre, l’aluminium ou le laiton. Cet emploi nécessite une grande dextérité ainsi qu’une précision rigoureuse. L’évolution technologique du métier Aujourd’hui, le métier évolue avec le numérique. En effet, il est désormais nécessaire d’utiliser l’informatique pour réaliser des simulations en 3D. Le chaudronnier peut produire des séries de pièces uniques ou des sous-ensembles complexes. Par ailleurs, ces pièces sont destinées à des domaines d’application très variés comme l’aéronautique, le naval ou l’industrie lourde. Perspectives et formations Les parcours pour devenir chaudronnier sont nombreux. Ainsi, les niveaux de qualification s’étendent du niveau 3 (CQP) jusqu’au BTS (niveau 5). Cette diversité de formations permet de s’adapter aux besoins spécifiques de chaque secteur industriel. En savoir plus : Consultez la fiche de poste et les offres d’emploi de chaudronnier Pour en savoir plus : Microsoft PowerPoint – 2023-03-28 Rapport complet VF (observatoire-metallurgie.fr)

Rénovation énergétique des bâtiments : vers un boom des recrutements ?

Visuel Réseaux Insertion sur la rénovation énergétique des bâtiments, posant la question « Vers un boom des recrutements ? », avec des illustrations liées à l’habitat et à l’écologie.

Rénovation énergétique des bâtiments : vers un boom des recrutements ? Face à l’urgence climatique, la rénovation énergétique des bâtiments est devenue une priorité incontournable. Réduire les émissions de gaz à effet de serre passe par l’amélioration de l’efficacité énergétique du bâti existant et l’adoption de solutions de chauffage moins carbonées. En effet, le secteur du bâtiment est l’un des principaux contributeurs aux émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre en France derrière les transports avec près de 2/3 des émission directes provenant des bâtiments résidentiels (principalement dues au chauffage). Cependant, cette transition ne peut se faire sans une main d’œuvre qualifiée et suffisamment nombreuse. Un besoin crucial de main d’œuvre Selon les estimations, il faudra créer entre 170 000 et 250 000 emplois supplémentaires d’ici 2030 pour répondre aux besoins de la rénovation énergétique des bâtiments[1]. Ces chiffres reflètent l’ampleur du défi à relever. Le secteur de la construction, déjà en tension en matière de recrutement, doit faire face à un double enjeu : remplacer les nombreux départs à la retraite et former de nouveaux professionnels compétents en rénovation énergétique. Quels métiers sont concernés ? Les métiers de la rénovation énergétique sont variés. Parmi ces professions, des métiers à différents niveaux de qualification et dans des secteurs variés comme : Ouvriers qualifiés du second œuvre : plombiers, électriciens, menuisiers et peintres spécialisés dans les travaux d’isolation et d’installation de systèmes de chauffage écologiques. Chefs de chantier : pour coordonner et superviser les projets de rénovation Architectes et ingénieurs : pour concevoir des solutions énergétiques performantes et adaptés aux spécificités des bâtiments. Techniciens spécialisés : en diagnostic de performance énergétique et en installation de systèmes de chauffage et de climatisation écologiques. [1] Note d’analyse n°126 – 20.09 copie (strategie.gouv.fr) Un ralentissement de la construction neuve pourrait rediriger certains professionnels vers la rénovation, il faudrait toutefois une réduction drastique des nouvelles constructions pour répondre à tous les besoins. Si on ajoute aux prévisions de recrutement, les départs en retraite des seniors, 635 000 postes seront à pourvoir d’ici à 2030 dans le secteur du bâtiment (soit 37% de l’emploi actuel). En 2024, les intentions de recrutement en Provence-Alpes-Côte d’Azur sont particulièrement élevées, avec des projections de 247 600 nouveaux postes à pourvoir dans divers secteurs dont la construction et la rénovation énergétique.[1] Les métiers les plus recherchés dans ce secteur sont[2] ; Isolation et étanchéité : techniciens et ouvriers spécialisés dans l’isolation thermique des bâtiments Equipements de chauffage et climatisation : professionnels capables d’installer et de maintenir des systèmes de chauffage et de climatisation à faible émission de carbone. Energies renouvelables : installateurs de panneaux solaires, techniciens en énergies renouvelables. Maîtrise de l’énergie : experts en audit énergétique et en conseil en efficacité énergétique [1] France Travail BMO 2024 (pole-emploi.org) [2] Besoins en main-d’œuvre |France Travail Création nette d’emploi dans les métiers du bâtiment par région d’après Note d’analyse n°126 – 20.09 copie (strategie.gouv.fr) Le marché de la rénovation énergétique en PACA Un ralentissement de la construction neuve pourrait rediriger les professionnels vers la rénovation. Toutefois, il faudrait une réduction drastique du neuf pour couvrir tous les besoins. En effet, si l’on ajoute les départs en retraite, 635 000 postes seront à pourvoir d’ici 2030 dans le bâtiment. Cela représente 37% de l’emploi actuel. Par ailleurs, les intentions de recrutement en Provence-Alpes-Côte d’Azur restent très élevées en 2024. On projette 247 600 nouveaux postes, notamment dans la rénovation énergétique. Les métiers les plus recherchés du secteur Plusieurs spécialités sont actuellement sous tension. Parmi elles, nous retrouvons : Isolation et étanchéité : des techniciens spécialisés dans l’isolation thermique. Chauffage et climatisation : des experts en systèmes à faible émission de carbone. Énergies renouvelables : des installateurs de panneaux solaires et techniciens dédiés. Maîtrise de l’énergie : des conseillers en efficacité énergétique et auditeurs. Face à ce constat, deux leviers principaux permettent d’élargir le recrutement. Augmenter la capacité de formation initiale D’une part, il est nécessaire de développer l’offre de formation initiale et continue. Le secteur doit s’adapter aux besoins précis de la rénovation. Pour ce faire, les cursus doivent intégrer des modules spécifiques. De plus, des programmes de perfectionnement aideront les travailleurs en activité à monter en compétence. Le secteur voit aussi apparaître des métiers émergents. Par exemple, six nouvelles certifications existent désormais pour le métier de chef de projet en rénovation énergétique. En parallèle, la branche doit impérativement améliorer les conditions de travail. En effet, les difficultés de recrutement sont souvent liées à la pénibilité des tâches. Diversifier les canaux de recrutement D’autre part, la reconversion professionnelle joue un rôle majeur. Entre 2020 et 2021, environ 38 000 personnes ont bénéficié d’un projet de transition professionnelle. Parmi elles, 4 200 se sont formées spécifiquement à la rénovation. En conclusion, la transition énergétique est un défi immense pour la construction. Elle représente une opportunité réelle pour les personnes en transition. Ce domaine restera en pleine reconstruction dans les années à venir grâce à l’optimisation des formations. [1] France Travail BMO 2024 (pole-emploi.org) [2] Besoins en main-d’œuvre |France Travail [3] Note d’analyse n°127 – 07.09 (strategie.gouv.fr)

Journée départementale « Achat & recrutement inclusifs » (06)

Affiche de la Journée achats et recrutements inclusifs, organisée le jeudi 26 septembre 2024 au Splendid Hotel & Spa à Nice, pour découvrir les structures d’insertion et développer des partenariats.

Journée départementale des achats et recrutements inclusifs Cette journée offre des opportunités de rencontres uniques entre des entreprises et des partenaires des Alpes-Maritimes capables de faciliter le recrutement et l’achat « inclusifs ». Au programme : des business meetings de 20 minutes pour multiplier les opportunités de collaborations sur le volet achat et / ou recrutement. Ces structures vous présenteront leurs différents secteurs d’activités tels que le transport et la logistique, le BTP, la propreté, la restauration, l’artisanat, maintenance, agriculture & espaces verts, et bien d’autres encore. Elles vous soumettront également des profils de personnes immédiatement employables. Vous êtes une SIAE ou une entreprise des Alpes-Maritimes ? Inscrivez-vous pour rencontrer vos futurs partenaires. Journée des achats et des recrutements inclusifs (digitevent.com)

Les métiers en tension en 2030

Visuel Réseaux Insertion intitulé « Les métiers en 2030 », avec des illustrations de professionnels de différents secteurs et un focus sur les besoins en recrutement d’ici 2030.

Le rapport Les métiers en 2030 de la DARES prévoit un million de créations de postes entre 2019 et 2030, notamment dans la santé, le numérique et la construction. Une grande majorité (89 %) des postes à pourvoir découlera des départs à la retraite, tandis que les diplômés de l’enseignement supérieur profiteront largement de ces opportunités. Cependant, ces évolutions toucheront aussi divers niveaux de qualifications, avec une nécessaire adaptation aux nouvelles technologies et des compétences pratiques acquises sur le terrain pour de nombreux emplois. Les secteurs les + dynamiques, d’après le rapport les métiers en 2030 de la DARES. Les métiers du soin et de l’aide à domicile L’aide à domicile est un secteur en plein essor, porté par le vieillissement de la population et l’allongement de l’espérance de vie. La demande pour des services tels que ceux des aides à domicile, auxiliaires de vie et aides-soignants ne cesse de croître. Ces métiers, essentiels pour accompagner les personnes âgées ou handicapées, nécessitent surtout des compétences humaines comme l’écoute et l’empathie. Le rapport prévoit une augmentation significative du nombre de postes dans ce secteur, notamment en raison de la hausse des besoins en soins de longue durée et en accompagnement des personnes en perte d’autonomie. Ce secteur offre aussi des possibilités de progression, avec des formations courtes et qualifiantes pour évoluer vers des fonctions plus spécialisées ou encadrantes. La logistique et les transports Avec la montée en puissance de l’e-commerce et des nouvelles habitudes de consommation, le secteur de la logistique sera une source majeure de création d’emploi. Les postes de manutentionnaires, d’agents de tri, de magasiniers, et de chauffeurs-livreurs seront en forte demande. Ces métiers sont souvent accessibles sans qualifications spécifiques. Ils demandent toutefois des compétences pratiques et une forte capacité d’adaptation. Les conditions de travail sont exigeantes, avec des horaires décalés ou des cadences soutenues. » La numérisation des services logistiques pourrait également exiger une adaptation à de nouveaux outils numériques pour optimiser les flux de marchandises. Toutefois, la robotisation dans les entrepôts pourrait réduire le nombre d’emplois disponibles à long terme. Pour ceux qui souhaitent progresser, des formations spécifiques permettent d’accéder à des postes plus qualifiés dans la gestion des stocks ou la coordination logistique. L’hôtellerie, la restauration, et les services de proximité Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration continuera de recruter en 2030, avec un besoin persistant de personnel. Serveurs, commis de cuisine, agents d’entretien et employés de réception seront toujours demandés dans ces secteurs où la main-d’œuvre reste essentielle, malgré les innovations technologiques qui modifient parfois la nature de ces métiers (comme les commandes automatisées dans les fast-foods). Les services de proximité, tels que le commerce de détail, le nettoyage ou la sécurité privée, restent également des sources importantes d’emploi. Le rapport met en avant la croissance de ces métiers en raison de la demande croissante pour des services rapides et accessibles, notamment en milieu urbain. Le secteur du nettoyage La crise sanitaire a souligné l’importance du nettoyage et de l’hygiène, renforçant l’importance de ces métiers. Avec la croissance des normes d’hygiène dans les espaces publics et les entreprises, les professionnels du nettoyage devront parfois maîtriser des techniques spécialisées, ce qui peut mener à des formations et des spécialisations. Les agents d’entretien et les techniciens de surface continueront d’être recherchés, surtout dans les grandes villes et les entreprises de services. La propreté des espaces publics, privés, ou industriels reste essentielle, et ces postes, demeurent un besoin fondamental. Dans le secteur du nettoyage, l’évolution des techniques et l’utilisation de nouveaux équipements (robots de nettoyage, par exemple) pourraient demander une montée en compétences pour les travailleurs dans ce domaine. La construction Les politiques publiques encouragent la rénovation énergétique des bâtiments pour réduire l’empreinte carbone. Ce virage vers l’écoconstruction offre de nouvelles opportunités. Cela concerne notamment l’isolation thermique ou l’installation de panneaux solaires. Ces nouvelles spécialités nécessiteront cependant des formations complémentaires. Ce secteur offre des perspectives d’évolution avec des formations accessibles pour se spécialiser dans des métiers plus techniques ou de supervision. Défis et enjeux Si le rapport de la DARES, « Les métiers en 2030 » prévoit la création d’un million de postes entre 2019 et 2030, la transformation numérique, l’automatisation, et l’intelligence artificielle risquent de transformer profondément ces métiers. Dans la logistique, par exemple, la robotisation pourrait limiter la demande en main-d’œuvre dans certaines fonctions comme la manutention. De même, les systèmes de commandes automatiques dans la restauration ou les applications de livraison pourraient rendre obsolètes certains postes. Cependant, le rapport de la DARES souligne l’importance de la formation continue pour permettre l’adaptation aux évolutions technologiques. L’intégration des compétences numériques basiques ou des connaissances spécifiques aux nouveaux outils pourront s’avérer importantes dans un marché du travail en mutation. Les politiques d’accompagnement à la formation seront donc déterminantes pour garantir l’employabilité à long terme des personnes les plus vulnérables sur le marché du travail. Conclusion À l’horizon 2030, des secteurs comme la santé, la logistique, la restauration, ou le nettoyage offrent encore de nombreuses opportunités connaissant des dynamiques de croissance favorables. Toutefois, pour assurer leur employabilité à long terme, les travailleurs devront se former en continu et s’adapter à l’évolution des technologies et des pratiques professionnelles. Les efforts conjoints des entreprises et des pouvoirs publics seront essentiels pour soutenir cette main-d’œuvre. Pour en savoir plus : Lire le rapport complet de la DARES Les métiers en 2030 | DARES (travail-emploi.gouv.fr)